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Le site du réseau des Crefad est actuellement en reconfiguration…
Il sera en état de se montrer à l’automne 2016 !

En attendant, vous pouvez :

– trouver les propositions d’ateliers et stages autour de l’entraînement mental,

– vous laisser allécher par le Séminaire itinérant Acteurs sociaux (DHEPS en trois ans en alternance pour penser son engagement, écrire sa pensée, reprendre du pouvoir sur nos vies),

– découvrir à quoi ressembleront les rencontres annuelles du réseau des Crefad et du réseau des Cafés associatifs (du 24 au 26 novembre 2016 à Cluny),

– et pour toute autre demande, contacter l’équipe permanente à l’adresse suivante reseaudescrefad@gmail.com !

 


Le réseau des Crefad

Le réseau des Crefad est la coordination nationale des associations qui se reconnaissent dans des valeurs communes en référence au Manifeste de Peuple et Culture : l’éducation populaire, la laïcité, la lutte contre les inégalités, injustices, habitudes et intolérances, la référence à l’entraînement mental, tout en prenant en compte les évolutions du monde et des techniques et le fait économique de nos associations inscrites dans l’économie solidaire.

Derrière les mots : Formation

Petit rappel de l’évolution du langage : en 60 ans nous sommes passés progressivement de l’éducation populaire (donner à chacun du pouvoir sur sa vie) à l’éducation permanente (1958), puis à la formation permanente et à la for- mation continue pour aboutir à formation professionnelle (1971). C’est-à-dire d’un projet d’émancipation des individus (Eduquer — étymologiquement : educare : nourrir, élever, instruire) à un projet d’adaptation des individus aux besoins des entreprises.
• Etymologie : vient de forme (bol, récipient, moule). Dans cette « forme », quelque chose se définit en creux : la forme ne dit pas le contenu, mais le contenant.
• On peut user du mot former de deux manières : « je me forme » ce qui implique qu’on agit soi-même sur sa propre formation. Ou bien : « je suis une formation », qui donne plus de pouvoir à l’autre, au formateur. Cette formation est plus passive, moins dynamique. On peut faire de la forme une finalité, dans ce cas la formation peut être un formatage pour adapter les individus aux désirs de l’économie ou faire de la formation un moyen au service d’un projet éducatif.
• Une formation qui se veut partie prenante d’un accompagnement de projet s’appuie sur quelques principes :
– penser la formation comme un moyen tendant vers l’autonomie des individus ;
– organiser de la souplesse dans un cadre solide : il faut du cadre pour pouvoir être souple (sinon on est dans le mou et le flou et pas dans le souple !), et il faut de la souplesse car le cadre est un moyen (pédagogique) et jamais un but en soi ;
– provoquer des alternances :
entre l’accompagnement individuel et l’accompagnement collectif ;
entre le recours aux théories et le recours à la pratique ;
entre interventions de formateurs et interventions de tuteur : il faut plusieurs référents pour avoir au minimum 2 points de vue ;
entre dire et écrire : l’écrit est un puissant médiateur pour amener à préciser sa pensée et la partager avec d’autres : il est exigeant, précis et nécessite, pour sa mise en oeuvre, d’avoir parfois recours à d’autres médiations. Notamment quand le porteur de projet n’écrit pas de manière spontanée, ou quand la mise en oeuvre du projet ne nécessite pas la production d’un document écrit.

En conclusion, le formateur est donc celui qui centré sur la forme, assure la réalisation de la formation, et non pas celui qui, centré sur un savoir, en assure la diffusion.

Extrait de Derrière les mots de Xavier Lucien.